Depuis toujours atteinte de questionnement compulsif, mon entrée dans les études supérieures a été source de questions-réponses et de choix difficiles. Mon dialogue intérieur se résumait à peu près à ça: 

"Qu'est-ce qui t'intéresse?

-Plus ou moins tout ce qui concerne les êtres humains...

-Qu'est-ce que t'as envie de faire?

-Apprendre pour comprendre.

-La philosophie, ça te dirait? Ça brasse un peu tout.

-Ça me semble très complet mais trop vertigineux pour moi.

-Il y a des choses spécifiques que tu voudrais comprendre?

-Oui. Comment vivent et pensent les gens.

-La socio, ça te tenterait?

-Peut-être. Pourquoi pas. Mais, ce n'est pas un peu réducteur?

-Et la psycho?

-Oh, oui! Mais il y a beaucoup trop de monde dans les amphis et beaucoup trop de sciences dures pour moi. Je vais m'ennuyer.

-Et les langues, ça t'ennuierait?

-Ah non! Ça, ce serait chouette! Je pourrais comprendre comment les gens d'autres cultures vivent et pensent dans d'autres langues. Ça me semble un bon compromis... En attendant.."

Malgré mes idées reçues, j'étais déjà une disciple des Sciences Humaines et Sociales qui s'ignorait. 


Cherchant des réponses à mes questions existentielles, j'ai parcouru différents champs d'études, tantôt académiquement, tantôt personnellement. En décloisonnant les approches, j'ai dressé des ponts entre ces domaines afin d'en retirer ma propre compréhension du monde, ce qui faisait sens pour moi. Les sciences du langage m'ont ouverte aux implicites socioculturels des interactions, la psychologie m'a aidée à comprendre le fonctionnement de l'esprit, la sociologie m'a éclairée sur ma relation aux autres et la pratique philosophique a donné un sens à mon existence.


C'est de ce besoin de partager le dialogue entre ces disciplines qu'est née la psychophilosophie pratique. 

🔎  ÇA VIENT D'OÙ, LA PSYCHOPHILOSOPHIE PRATIQUE ?