“Je crache. Je rote. Rien ne m’arrête .
Car, aujourd’hui, c’est la fête!”
(La salsa du Démon, Le Grand Orchestre du Splendid, 1981)
“Je crache. Je rote. Rien ne m’arrête .
Car, aujourd’hui, c’est la fête!”
(La salsa du Démon, Le Grand Orchestre du Splendid, 1981)
En quoi la pensée de Diogène de Sinope,
vivant "dans l'ordure", "pu[ant] la sueur et la luxure",
inspire-t-elle encore aujourd’hui ?
Vers le IVè siècle avant J-C, Diogène de Sinope, philosophe grec, promouvait une vie libérée des conventions sociales et des biens matériels. Considéré comme radical par ses contemporains, il vivait dans un tonneau et affirmait que le dénuement et l’autosuffisance étaient les conditions de sa liberté car personne ne pouvait ainsi exercer de pouvoir sur lui. Tel un chien errant nu dans les rues d’Athènes, il faisait ses besoins où il lui chantait et se masturbait en public. C’est ainsi qu’il se définissait comme cynique (du grec “kuôn”, "chien”).
Un jour, Diogène, s’adressant à Alexandre le Grand venu s’enquérir de comment améliorer sa condition, prononça la célèbre phrase: “Ôte-toi de mon soleil!”. Il manifestait ainsi son rejet de la hiérarchie et du pouvoir. Prônant la simplicité et l’authenticité, il était parrhèsiaste. C'est-à-dire qu’il pratiquait la parrhèsia, la franchise totale, sans souci de blesser ou de choquer ses interlocuteurs car, pour lui, seule comptait la vérité.
Par le dénuement et la parrhèsia, le cynique acquiert l’indépendance physique et psychique. La pensée de Diogène de Sinope nous incite à oser, à braver les interdits et à nous montrer au monde tel.le.s que nous sommes. Elle nous pousse à nous alléger des conventions sociales qui nous oppressent, même si c'est au risque d’être rejeté.e.s par nos semblables.
Et vous, que préférez-vous?
1) une vie authentique, au risque de rompre avec la société et de tendre vers l’individualisme?
2) une vie bien rangée, conventionnelle où bienséance et bien pensance garantissent la cohésion de la société?
Rédigé par Inès Saint-Germain, le 23/03/26